samedi 15 septembre 2012

Appel pour la sobriété énergétique !


Les partenaires

Agir pour l'Environnement, Les amis de la Terre, ATTAC, Greenpeace, ACIPA, condéfédération paysanne, Réseau Action Climat, Réseau sortir du nucléaire, STOP au pétrole et gaz de Shiste, Union Syndicale Solidaires, quartiers en transition.

Je m’engage !

La sobriété énergétique n’est pas une option parmi tant d’autres mais une nécessité née des contraintes écologiques. Nous vivons dans un monde fini. La raréfaction du pétrole, le dérèglement climatique, l’effondrement des écosystèmes nous obligent à agir vite. Les limites de la biosphère ne peuvent être repoussées. Ce faisant, la conférence environnementale doit être un exercice de cohérence politique. Chaque décision doit être prise à l’aune du déterminisme écologique.
C’est la raison pour laquelle, nous estimons nécessaire :
  • D’obtenir une décision immédiate de sortie du nucléaire (à commencer par l’arrêt immédiat du chantier EPR et la fermeture de Fessenheim) ;
  • D’interdire, quelle que soit la technique utilisée, la recherche et l’exploitation des gaz et huile de schiste ;
  • D’abandonner le projet d’aéroport dit de Notre-Dame des Landes ainsi que les projets autoroutiers actuellement inscrits au Schéma national des infrastructures de transport ;
  • De remettre en cause la politique française de soutien aux agro-carburants ;
  • De mettre un terme à l’accaparement et l’artificialisation des terres d’ici à 2020.
Pour l’avenir de la planète, je m’engage pour la sobriété énergétique. Celle-ci passe par l’adoption de mesures d’urgence en faveur :
  • De l'éolien et du photovoltaïque ;
  • De l’isolation de 600.000 logements par an ;
  • Du développement de la bio et la réduction de l'usage des pesticides ;
  • D’une obligation, pour les fabricants de garantir leur produit 10 ans ;
  • D’une réduction des vitesses autorisées sur routes et autoroutes ;
  • De l’instauration d’une indemnité kilométrique vélo ;
  • Et de l’instauration d’un taux de TVA à taux réduit pour les produits écologiques.
Parce que « trop n’est jamais assez », le modèle économique dominant repose sur une croissance dont les effets sur les écosystèmes ne sont plus à démontrer. Le diagnostique est alarmant.
La conférence environnementale doit être l’occasion de mettre en œuvre des mesures favorisant la sobriété énergétique.
Plus que jamais, il y a urgence à agir ! Pour être entendu, il faut être nombreux à s’engager pour la sobriété.

mercredi 12 septembre 2012

Des préconisations utiles

En prolongement du Grenelle de l'Environnement, le Gouvernement Ayrault va organiser ce 14 et 15 septembre sa Conférence Environnementale dont l'objectif annoncé est de préparer et d'assurer la transition écologique. La Fondation Nicolas Hulot qui avait beaucoup oeuvré pour l'écologie pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, remonte au créneau et précise à François Hollande quelles sont selon elle les changements écologiques à prendre en compte dès maintenant.



1. Création d' une banque de la transition écologique
Pour permettre aux entreprises, aux ménages et aux collectivités d'accéder à des financements pour leurs projets écologiques, La Fondation Nicolas Hulot propose la création d'une Banque de la transition écologique. Cette banque pourrait être dotée de 3 milliards d'Euros dès 2013. Elle serait alimentée par plusieurs sources : " suppression des niches fiscales défavorables à l'environnement, fléchage d'une partie de l'épargne (livret A ou LDD ?), ou encore recettes issues de la vente des quotas d'émissions de CO2 ".
Elle pourrait en outre , à l'image des autres banques, se refinancer auprès de la Banque Centrale Européenne.

2. Lancer un moratoire sur l'exploitation des énergies fossiles non conventionnelles
Pour la Fondation Nicolas Hulot, si les avantages économiques des ressources fossiles non-conventionnelles peuvent sembler intéressants à court terme, ils ne résolvent pas la question de la hausse du prix de l'énergie. Et leur expl
oitation est en totale contradiction avec l'objectif de limiter le réchauffement à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, adopté à Copenhague par la Communauté Internationale. Leurs conséquences sur l'environnement immédiat peuvent être catastrophiques (pollution de l'eau, marées noires...), et très coûteuses pour nos sociétés. La principale voie pour réduire notre dépendance aux importations de ses énergies doit donc être la maîtrise de la consommation d'énergie.
Aussi , dans l'attente des conclusions du Grand Débat National sur l'Energie, et compte tenu des enjeux climatiques, la Fondation estime qu'il est " nécessaire d'établir un moratoire sur l'ensemble des nouveaux projets d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels. L'objectif de notre société doit être selon elle " la sortie des énergies fossiles ". Et elle préconise d' " interdire l'exploitation des nouvelles sources de pétrole et de gaz ".

3. Financer la rénovation de 400 000 logements de ménages en précarité énergétique
Pour lutter sérieusement contre la précarité énergétique, la Fondation Nicolas Hulot propose que l'Etat engage dès 2013 la rénovation de 400 000 logements détenus par des ménages qui ne disposent pas de la capacité d'engager des travaux lourds de rénovation et d'isolation, et qui sont exclus des dispositifs d'aides existants. L'Etat et les Collectivités Territoriales pourraient prendre en charge, après un repérage effectué par les acteurs compétents (Préfectures dans les tables rondes départementales sur la précarité énergétique, Ademe, Anah...), des travaux de rénovations lourds, imposant le respect du cahier des charges " Bâtiments Basse Consommation - Rénovation ". Cela permettrait aussi de renforcer la formation des acteurs du bâtiment.

4. Diviser par 2 des subventions à la pollution d'ici 2017
Chaque année, des cadeaux fiscaux sont faits aux activités polluantes, comme le transport aérien, l'artificialisation des sols ou encore les agro-carburants.
Pour la Fondation Nicolas Hulot un engagement de réduction de la moitié des niches fiscales défavorables à l'environnement permettrait de programmer la fin des niches fiscales nuisibles à l'environnement en laissant aux acteurs le temps de s'adapter :
  • réduction du tiers de la défiscalisation des agro-carburants, soit environ 65 millions d'Euros économisés, et la fin totale des subventions fin 2014 pour cette filière ;
  • réduction d'un tiers de l'exonération sur le kérosène aérien en 2013, soit 400 millions d'Euros économisés cette année, et la fin totale de l'exonération fin 2015 ;
  • réduction des exonérations de taxe sur les raffineries, pour un montant de 40 millions d'Euros en 2013.
5. Zéro artificialisation nette des terres en 2020
L'artificialisation des sols progresse en France de façon alarmante au détriment des terres agricoles et de espaces naturels. Ainsi tous les sept ans, l'équivalent d'un département français disparait sous le bitume et le béton. Elle est principalement causée par l'étalement urbain : développement des zones économiques à la périphérie des villes, des infrastructures de transport, et de zones résidentielles. Pour la Fondation Nicolas Hulot, la France doit se fixer en ce début de quinquennat un objectif maximal de 10% d'artificialisation du territoire (contre environ 8,5 aujourd'hui). Cet objectif serait ensuite décliné régionalement, à l'image de certains pays, comme les Pays-Bas qui se sont dotés d'une limite maximum d'affectation des sols, pour atteindre l'objectif de zéro pour cent d'artificialisation des sols en 2020.
Nul doute que ces propositions seront débattues lors de la Conférence Environnementale, à laquelle Bioaddict.fr participera activement.

Christina Vieira

http://www.bioaddict.fr/article/ecologie-les-cinq-mesures-d-urgence-de-nicolas-hulot-a3417p1.html 



vendredi 27 juillet 2012

La fin de la planète en 2100 ?


Ne craignons rien ! Ce n'est que le début de la fin...


La fin de la planète en 2100 ? C'est la rumeur qui enflamme la Toile depuis plusieurs semaines : les écosystèmes de la planète pourraient connaître un effondrement total et irréversible d'ici 2100. A l'origine de cette prophétie apocalyptique, non une secte d'illuminés, un médium en manque de publicité ou le dernier blockbuster américain en vogue. Non, l'allégation est issue d'une étude de la très sérieuse revue Nature, référence parmi les publications scientifiques. La thèse ? L'environnement, sous l'effet des dégradations causées par l'homme, pourrait franchir un point de non-retour avant la fin du siècle.
Dans Approaching a state-shift in Earth’s biosphere, les auteurs, 22 chercheurs appartenant à une quinzaine d'institutions scientifiques internationales, alarment sur une perte de la biodiversité de plus en plus rapide et une accélération des changements climatiques.
Selon l'étude, presque la moitié des climats que nous connaissons aujourd'hui sur la Terre pourraient bientôt avoir disparu. Ils seraient ainsi remplacés, sur entre 12 % à 39 % de la surface du globe, par des conditions qui n'ont jamais été connues par les organismes vivants. Et ce changement s'effectuerait de manière brutale, empêchant les espèces et écosystèmes de s'y adapter.
Les bouleversements des milieux naturels ont toujours existé, rappelle l'étude, que ce soit à une échelle locale - au niveau des bassins ou des récifs coralliens par exemple -, régionale - il y a 5 500 ans, le Sahara était constitué de prairies fertiles - ou planétaire. La Terre a ainsi connu sept grandes crises : l'explosion cambrienne, il y a 540 millions d'années, les cinq extinctions massives qui ont anéanti pour certaines jusqu'à 90 % de la vie sur Terre et le passage de la dernière période glaciaire à notre époque, il y a 12 000 ans.
Mais alors que l'explosion cambrienne et le réchauffement de l'Holocène ont été déclenchés par des catastrophes naturelles, des changements dans la composition des océans et de l'intensité solaire, une nouvelle pression est aujourd'hui exercée sur les écosystèmes : celle de 7 milliards d'êtres humains - et 9 milliards en 2050.
"A l'époque où la planète est passée d'une période glaciaire à celle actuelle, interglaciaire, des changements biologiques des plus extrêmes sont apparus en seulement mille ans. A l'échelle de la Terre, c’est comme passer de l’état de bébé à l’âge adulte en moins d’une année. Le problème, c'est que la planète est en train de changer encore plus vite aujourd'hui", explique Arne Moers, co-autrice de l'étude et professeure en biodiversité à l'université Simon Fraser de Vancouver.
Et la chercheuse de poursuivre : "La planète ne possède pas la mémoire de son état précédent. Nous prenons un énorme risque à modifier le bilan radiatif de la Terre : faire basculer brutalement le système climatique vers un nouvel état d'équilibre auquel les écosystèmes et nos sociétés seront incapables de s'adapter. [...] Le prochain changement pourrait être extrêmement destructeur pour la planète. Une fois que le seuil critique sera dépassé, il n’y aura plus de possibilité de revenir en arrière."
D'après l'étude, ce seuil correspondrait à l'utilisation de 50 % des ressources terrestres. Or, aujourd'hui, 43 % des écosystèmes terrestres sont déjà utilisés pour subvenir aux besoins des hommes. Un tiers de l'eau douce disponible est par ailleurs détourné pour un usage humain. Les taux d'extinction des espèces sont à des sommets jamais atteints durant l'ensemble de l'évolution humaine - de 10 à 100 fois le rythme naturel d'extinction constaté par les scientifiques sur une période de 500 millions d'années, alors qu'il pourrait être bientôt 10 000 fois supérieur. Et les émissions de CO2 ont augmenté de 35 % depuis l'ère pré-industrielle du fait de la combustion d'énergies fossiles.
L'évolution de l'utilisation des sols au cours des siècles, alors que la population mondiale augmente :

vendredi 22 juin 2012

Les leçons de l'échec de Rio+20

Écologie et Société
Le sommet de la Terrre de Rio de Janeiro a accouché d’une déclaration finale riche d’enseignements. Beaucoup a déjà été écrit sur le contenu de cette déclaration, véritablement affligeant, tant il comporte des régressions sur les droits et un consentement à l’ordre du monde qui est à l’origine des crises que nous vivons. C’est un texte hors sol, hors contexte, hors crises.
 
Rien sur la globalisation économique et financière, rien sur les limites écologiques et sur l’épuisement des ressources, rien sur les plusieurs milliards de personnes condamnées à la survie, et qui devraient trouver leur salut dans l’accès aux marchés. Aucune pensée ne traverse le texte, aucun souffle, une récitation des psaumes de la croissance et du marché.
 
Ce texte signe une crise profonde et l’agonie du multilatéralisme. Il n’a de cesse de répéter que les solutions relèvent de politiques nationales, actant ainsi le refus conjoint de nombreux États de tout engagement multilatéral. Jusqu’à la caricature. L’eau cesse ainsi de relever d’accords internationaux, elle est renvoyée à la souveraineté nationale, et donc à la loi du plus fort, à ceux qui peuvent construire les plus grands barrages, capter les sources sur leurs territoires. Nous ne serons pas surpris de trouver là l’alliance des Etats-Unis, du Canada, du Brésil, de la Chine, de la Turquie, pour ne citer que les plus importants. Quant au droit universel à l’accès à l’eau, acté par l’assemblée générale des Nations unies, il fait déjà l’effet d’une relique barbare dont le texte final s’est débarrassé. C’est la même chose pour l’énergie, qui devait pourtant être un temps fort de ce sommet.
 
Notons bien que ce retour affirmé aux politiques nationales ne signifie en rien une relocalisation ou une « déglobalisation ». La place donnée aux transnationales regroupées dans le Global Compact, cité explicitement dans le texte comme partenaire essentiel, l’ode au libre-échange, la nécessaire inclusion dans les marchés mondiaux pour les millions de paysans qui meurent de faim, ne laisse aucune illusion : la souveraineté nationale exprime seulement la latitude laissée aux États de se soumettre aux exigences des marchés, sans limites.
 
Et l’Union européenne dans tout cela ? Les temps ont bien changé depuis Rio 1992 et ses suites, notamment le protocole de Kyoto. La globalisation a fini d’exporter à l’échelle du monde le modèle économique et social né en Europe. Et au grand jeu de la concurrence qu’elle continue à promouvoir, l’Europe n’est plus au centre du monde. Ce n’est pas un accident dû à la crise qu’elle traverse, c’est désormais une condition structurelle et un des éléments de sa crise. Ici à Rio, l’Union européenne, contre le G77+Chine alliés à l’Amérique du Nord, a défendu une position multilatérale. Elle a été si humiliée qu’elle en est arrivée, fait exceptionnel pour l’UE toujours à la recherche de consensus, à menacer en assemblée plénière de ne pas signer le texte. Elle a été d’autant plus affaiblie qu’elle n’a pu accompagner ses propositions d’un moindre euro mis sur la table, ce que réclamait le G77.
 
Mais nous ne pouvons nous arrêter là sans examiner le contenu de ce multilatéralisme. L’Union européenne a été un des promoteurs essentiels de l’économie verte, entendue comme une extension de la valorisation économique des services écosystémiques et de leur financiarisation. Elle est d’ailleurs le continent pilote pour les marchés du carbone. À ce titre, elle souhaitait une réglementation multilatérale pour la mise en place de cadres favorables à cette économie verte. Elle s’est heurtée aux États qui refusent l’économie verte car ils entendent pro téger leurs entreprises d’une éventuelle augmen tation des coûts, aux pays émergents qui veulent poursuivre le modèle productiviste sans limitation extérieure, aux pays les plus pauvres qui exigeaient des financements en retour.
 
L’Europe néolibérale est dépassée par ce qu’elle a contribué à engendrer. Au jeu de la concurrence mondiale, elle a perdu. Elle ne pourra retrouver une place dans ces négociations qu’en engageant, sur son territoire, une transition écologique et sociale significative. Une transition qui signifierait une bifurcation du modèle qu’elle a promu, en s’engageant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2020, à réduire la consommation d’énergie, à promouvoir les énergies renouvelables sur une base décentralisée, à sortir de la société du pétrole et de la dépendance énergétique qui pèse sur ses comptes, à créer les nouveaux emplois et les protections sociales qui s’imposent.
 
Ce nouveau modèle redonnerait toute sa place à l’Europe. Et ceci d’autant plus que le succès des pays qui se sont alliés pour polluer tranquillement à l’intérieur de leurs frontières nationales est bien provisoire ! Les catastrophes qui s’annoncent laisseront peu de temps de répit. Et l’Union européenne pourrait alors avoir le soutien de la « société civile », non pas celle des lobbies industriels et financiers qui ont monopolisé cette négociation, mais celle des mouvements sociaux et des ONG.

lundi 18 juin 2012

C'est la politique internationale de l'occident qui multiplie les réfugiés !

 

800 000 nouveaux réfugiés en 2011 : c'est le nombre le plus élevé depuis 2000


© HCR/F.Jaccoud
Nombre de réfugiés pour 1 dollar de PIB/habitant (parité de pouvoir d'achat)
GENÈVE, 18 juin (HCR) Selon un rapport statistique publié aujourd'hui par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, l'année 2011 culmine en terme de déplacement forcé incluant le passage d'une frontière  avec le plus grand nombre de personnes devenues réfugiées jamais enregistré depuis 2000.
Le rapport statistique du HCR « Tendances mondiales pour 2011 » met en avant, pour la première fois, l'étendue du déplacement forcé généré par une série de crises humanitaires majeures qui a commencé à la fin 2010 en Côte d'Ivoire, rapidement suivie par d'autres en Libye, en Somalie, au Soudan et ailleurs. Au total, quelque 4,3 millions de personnes ont été nouvellement déracinées, dont 800 000 d'entre elles ont fui leur pays et sont devenues réfugiées.
« L'année 2011 a été le théâtre de profondes souffrances. Tant de déracinés happés dans la tourmente en un laps de temps très court entraîne un coût élevé au plan personnel pour toutes les personnes affectées », a indiqué António Guterres, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés et chef du HCR. « Nous ne pouvons qu'être reconnaissants au système de protection internationale d'avoir tenu bon et sur le fait que les frontières soient restées ouvertes. Cette année a été particulièrement difficile. »
A travers le monde, 42,5 millions de personnes ont fini l'année 2011 soit en tant que réfugiés (15,2 millions), soit en tant que déplacés internes (26,4 millions), soit en ayant déposé une demande d'asile (895 000 personnes). Malgré le nombre important de nouveaux réfugiés, le chiffre global était inférieur à celui de 2010 qui avait enregistré 43,7 millions de personnes, principalement par l'effet compensatoire du retour chez eux de nombreux déplacés internes (3,2 millions), le chiffre le plus important pour le retour de déplacés internes jamais enregistré depuis plus d'une décennie. Parmi les réfugiés, et malgré une augmentation dans les rapatriements volontaires par rapport à 2010, 2011 est la troisième année enregistrant un faible nombre de retours (532 000) pour cette décennie.

© HCR/F.Jaccoud
Principaux pays d'accueil des réfugiés, fin 2011
En se basant sur une période de 10 ans, le rapport montre plusieurs tendances inquiétantes avec, d'une part, le nombre considérable de personnes déracinées à travers le monde, avec un chiffre dépassant les 42 millions de personnes pour chacune des cinq dernières années. D'autre part, une personne qui devient réfugiée aujourd'hui le restera sans doute pour de nombreuses années. Elle est souvent bloquée dans un camp ou elle vit dans des conditions précaires en milieu urbain. Sur les 10,4 millions de réfugiés relevant de la compétence du HCR, près de trois quarts d'entre eux (7,1 millions) vivent en exil prolongé depuis au moins cinq ans, dans l'attente d'une solution.
C'est l'Afghanistan qui génère le plus grand nombre de réfugiés (2,7 millions) suivi de l'Iraq (1,4 million), la Somalie (1,1 million), le Soudan (500 000) et la République démocratique du Congo (491 000).
Près du quatre-cinquième des réfugiés dans le monde ont fui vers des pays voisins. D'importantes populations réfugiées se trouvent, par exemple, au Pakistan (1,7 million de personnes), en Iran (886 500), au Kenya (566 500) ou au Tchad (366 500).
Parmi les pays industrialisés, l'Allemagne demeure le plus important pays d'accueil avec 571 700 réfugiés. Parallèlement, l'Afrique du Sud a reçu le plus grand nombre de demandes d'asile individuelles (107 000), et ceci depuis les quatre dernières années.
Le mandat initial du HCR consistait à aider les réfugiés. Toutefois, depuis la création de l'agence il y a six décennies, son travail s'est élargi avec l'aide également apportée à travers le monde à de nombreux déplacés internes ainsi qu'aux apatrides, c'est-à-dire les personnes qui sont dépourvues d'une citoyenneté reconnue et des droits fondamentaux qui l'accompagnent.

© HCR/F.Jaccoud
Principaux pays d'origine des nouveaux demandeurs d'asile, en 2011
Le rapport « Tendances mondiales pour 2011 » souligne que seulement 64 Etats ont fourni des statistiques sur les apatrides, ce qui signifie que le HCR n'a pu obtenir des chiffres que pour un quart des 12 millions d'apatrides à travers le monde.
Sur les 42,5 millions de personnes qui se trouvaient dans une situation de déplacement forcé à la fin 2011, toutes ne sont pas prises en charge par le HCR : quelque 4,8 millions de réfugiés, par exemple, sont enregistrés auprès de notre agence sœur, l'UNRWA, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. Parmi les 26,4 millions de personnes déplacées internes, 15,5 millions d'entre elles bénéficient de l'aide et de la protection assurées par le HCR. Au total, le nombre de bénéficiaires du HCR, réfugiés ou déplacés internes, s'élève à 25,9 millions de personnes en 2011. Il s'est accru de 700 000 personnes par rapport à l'année 2010.
Le rapport sur les tendances mondiales est le principal rapport statistique du HCR sur la situation du déplacement forcé dans le monde. Des données supplémentaires sont publiées chaque année dans notre annuaire statistique annuel et dans nos rapports publiés deux fois par an sur les demandes d'asile déposées dans les pays industrialisés.

samedi 16 juin 2012

Rio + 20 : prendre conscience des enjeux vitaux

Sortons du silence. En période électorale, rien n'était audible. Maintenant commencent les choses sérieuses. Il est plus que temps de briser les mythes faussement écologistes qu'on veut nous vendre... en même temps que la croissance ! L'économie verte est une économie capitaliste à dénoncer. L'analyse de Gustave Massiah, ci-après, en fait la démonstration.


Gustave Massiah
Représentant du CRID au Conseil International du Forum Social Mondial (FSM)
Membre du Conseil Scientifique d’Attac

Rio+20 verra la confrontation entre les trois sorties possibles de la crise structurelle ; entre trois visions du monde.

Le document de travail préparé par les Nations Unies et les Etats, est centré sur une vision de l’ « économie verte » que les mouvements contestent totalement. Dans cette vision, la sortie de la crise passe par l’élargissement du marché mondial, par le « marché illimité » nécessaire à la croissance. Elle propose d’élargir le marché mondial, qualifié de marché vert, par la financiarisation de la Nature, la marchandisation du vivant et la généralisation des privatisations. Cette démarche est entamée à l’inverse de toute démarche de régulation publique et citoyenne. C’est une extension de la logique néolibérale, celle d’un capitalisme dérégulé qui conduit à la catastrophe.


Dans cette logique, il s’agit de s’opposer à l’idée que l’accès aux droits est acquis par la gratuité. La Nature produit des services (elle capte le carbone, elle purifie l’eau, etc.) L’affirmation est que ces services sont dégradés parcequ’ils sont gratuits. Pour les améliorer, il faut leur donner un prix, un prix défini par le marché. Il faut les marchandiser et introduire de la propriété. Il s’agit de remplacer  le droit de propriété humaine sur la Nature par une propriété privée qui permettrait une bonne gestion de la Nature. Il faut laisser cette gestion de la Nature aux grandes entreprises multinationales, financiarisées, qui sauront la gérer et pallier à ses insuffisances. Une nouvelle offensive est menée dans la préparation pour éliminer, dans le document, toute référence aux droits fondamentaux qui pourrait affaiblir la prééminence des marchés.

La deuxième conception est celle du Green New Deal, défendue par Joseph Stiglitz et Paul Krugman. C’est un réaménagement en profondeur du capitalisme qui inclut une régulation publique et une redistribution des revenus. Elle est peu audible car elle implique un affrontement avec la logique dominante, celle du marché mondial des capitaux, qui refuse les références keynésiennes et qui n’est pas prêt à accepter qu’une quelconque inflation vienne diminuer la revalorisation des profits. La situation nous rappelle que le New Deal adopté en 1933 n’a été appliqué avec succès qu’en 1945, après la deuxième guerre mondiale
 
La troisième conception est celle des mouvements sociaux et citoyens ; elle a été explicitée dans le processus des FSM. Les mouvements sociaux ne sont pas indifférents aux améliorations en termes d’emploi et de pouvoir d’achat que pourrait apporter le Green New Deal. Mais ils constatent l’impossibilité de les concrétiser dans les rapports de forces actuels. Ils considèrent que la croissance productiviste correspondant à un capitalisme, même régulé, n’échappe pas aux limites de l’écosystème planétaire et n’est pas viable.

Ils préconisent une rupture, celle de la transition sociale, écologique et démocratique. Ils mettent en avant de nouvelles conceptions, de nouvelles manières de produire et de consommer. Citons : les biens communs et les nouvelles formes de propriété, le contrôle de la finance, le "buen-vivir" et la prospérité sans croissance, la réinvention de la démocratie, les responsabilités communes et différenciées, les services publics fondés sur les droits. Il s’agit de fonder l’organisation des sociétés et du monde sur l’accès aux droits pour tous. Cette rupture est engagée dès aujourd’hui à travers les luttes, car la créativité naît des résistances, et des pratiques concrètes d’émancipation qui, du niveau local au niveau global, préfigurent les alternatives.



jeudi 5 avril 2012

Mélenchon s'approche-t-il de l'écologie politique ?

L'interview qui suit est un événement.  Il s'y trouve du neuf. Enfin. Tout ne va pas aussi loin que nous l'espérerions, mais c'est la bonne voie dans laquelle Mélenchon commence à s'engager. Puisse-t-il y rester une fois passée l'euphorie de la campagne présidentielle.


Jean-Luc Mélenchon : "Je m’interdis le mot croissance"







Dans une interview exclusive à Reporterre, Jean-Luc Mélenchon s’explique sur l’écologie comme il ne l’a jamais fait. Pour lui, "l’écologie politique est le nouveau paradigme organisateur de la gauche".

 - 3 avril 2012


Jean-Luc Mélenchon a accordé une interview exclusive à Reporterre, centrée sur les questions écologiques.
Dans les trois séquences qui suivent, il s’explique d’abord sur son cheminement intellectuel vers l’écologie, puis sur la planification écologique et la règle verte, et enfin sur le nucléaire, l’énergie, et l’étalement urbain.
Il reconnait sa dette théorique à l’égard des Verts. Pour lui, "l’écologie politique a été un choc intellectuel".
Il rappelle sa position sur la sortie de l’énergie nucléaire, mais souligne le "défi extraordinaire" que représente la sortie des énergies carbonées.
Et il prend ses distances d’avec la croissance comme aucun responsable politique ne l’a jamais fait.

PREMIÈRE PARTIE
« L’écologie politique a été pour moi un choc intellectuel »
Le candidat du Front de Gauche indique qu’il n’a pendant longtemps pas prêté beaucoup d’attention à l’environnement, pour lequel il n’avait qu’une « sensibilité purement superficielle  » (0’34"). Il a évolué, notamment en constatant « les angles morts » du marxisme, d’autre part sous l’influence des Verts, envers qui il « reconnait tout à fait notre dette » (2’15"), parce qu’ils « ont mis le sujet sur la table ». D’Alain Lipietz, il a retenu « l’idée que l’écologie politique est le nouveau paradigme organisateur de la gauche ».
L’écologie politique « a été pour moi le même choc intellectuel que lorsqu’à vingt ans, j’ai lu ‘L’idéologie allemande’, le livre de Marx m’a fait l’effet d’une espèce de révélation intellectuelle » (2’42"). Pour lui, dans la foulée de Marx, la nature est comme «  le corps inorganique de l’homme » (3’58") et l’homme est « un épisode de la nature elle-même » (4’35"), il est « partie prenante de la nature, il en est un moment, liée par la même loi du hasard et de la nécessité que tout autre réalité vivante » (5’05").
Cela a conduit à abandonner « l’aveuglement » (5’57") de l’ancienne gauche « productiviste ». « Et puis surtout, le problème était l’adoption du standard de vie des riches. Ce que les riches voulaient était donc bon, et donc il en fallait pour tout le monde. Et c’est à ça qu’il faut renoncer. Parce que la richesse est synonyme d’irresponsabilité, dans les modes de consommation. Dans la mesure où elle n’a pas à se poser pas les problèmes de la masse, le problème de la responsabilité qu’elle prend, parce que comme elle pense qu’ils sont peu nombreux, tout va bien pour eux. Je me souviens de la période où on disait, ‘Une Mercedes pour tout le monde’. On voulait dire, ‘Ce que les riches ont, alors tous les autres doivent l’avoir’. On avait un regard a-critique sur la consommation » (6’37").
« L’écologie permet de refonder l’ensemble des paradigmes de la pensée de gauche »
Selon Jean-Luc Mélenchon, « l’écologie a permis de régler des problèmes théoriques. » En effet, toute l’idée progressiste repose sur l’égalité. Mais c’est une vue de l’esprit, tous les hommes ne sont pas vraiment égaux dans l’état de nature (10’30"). Et donc, tous les régimes égalitaires sont par nature totalitaires, parce qu’ils contraignent l’état de nature. « L’écologie politique clot cette discussion. Pourquoi ? Parce qu’elle dit qu’il n’y a qu’un écosystème compatible avec la vie humaine. Donc tous les êtres humains sont semblables en ceci que si cet écosystème disparaît, ils disparaissent tous en même temps. Donc ils sont bien semblables, et égaux, devant la contrainte de cet écosystème. De là, tout le reste vient, qui se trouve fondé objectivement. Si nous n’avons qu’un seul écosystème qui rend la vie humaine possible et que nous sommes tous semblables, il y a donc un intérêt général humain. L’intérêt général, dont on avait entendu dire pendant des années – et j’ai fait partie de ceux qui disaient ça – ‘l’intérêt général est une construction idéologique, intérêt général égale intérêt du capital’. Ben non, pas du tout, il y a un intérêt général humain. S’il y a un intérêt général, comment le connaître ? En en discutant » (10’40").
La discussion permet deux idées fondamentales. Il n’y a pas de vérité révélée : « Un, nous ne sommes jamais dans la certitude » (11’50"). Et deux, « nous sommes plus intelligents à plusieurs qu’à un seul, donc, comment allons-nous trancher ? C’est la démocratie. D’après quelle règle ? Ce qui est bon pour tous. Et qu’est-ce qui est bon pour tous ? Ce qui nous rend davantage égaux et davantage en osmose avec notre écosystème. Et donc au terme, on voit qu’on arrive à avoir refondé l’ensemble des paradigmes organisateurs de la pensée de gauche, le socialisme, l’humanisme, les Lumières, la République, et la démocratie, et nous n’avons rien abandonné en route » (11’54").
« Ensuite je suis passé à un deuxième niveau : y a-t-il une classe écologique ? » (12’50") « Certains sont par rapport à l’environnement dans une situation particulière. Les travailleurs sont en première ligne. C’est eux qui manipulent les produits pourris. La classe de contact avec la catastrophe écologique, c’est la classe ouvrière. » La classe d’intérêt général est la classe ouvrière.
Ainsi, augmenter le SMIC est une mesure écologique, parce que cela permet de mieux soutenir et donc de soutenir une agriculture paysanne.

DEUXIÈME PARTIE
« Je m’interdis le mot croissance »
La planification écologique est l’outil maître de la politique environnementale du Front de gauche. Pourquoi ? Parce que « la production aujourd’hui est entièrement commandé par le court terme » (15’57"). Les entreprises doivent rendre des comptes tous les trois mois. «  On a besoin de temps long pour faire diverger la machine. La planification, c’est ralentir le temps. » (16’35").
« Deuxième point : nous ne sommes plus dans la politique de l’offre » (16’48"). Autrement dit, pas question de soutenir aveuglément la production de n’importe quoi. Il s’agit de mener une politique de la demande. Mais en analysant comment elle devient écologiquement responsable et en s’interrogeant sur les besoins, selon « un impératif commun à toutes les réflexions et à toutes les réorganisations de la production et de l’échange, qui serait la règle verte, c’est-à-dire diminuer l’empreinte écologique de la production, et le faire d’une manière sérieuse et méthodique » (18’08").
Jean-Luc Mélenchon a abandonné le dogme de la croissance : « Le PIB [produit intérieur brut] est un instrument de mesure extrêmement rustique, il n’est pas utile pour ce qu’on a à faire » (19’06"). En fait, il s’agit de « la doxa, c’est la bataille des mots. Quand vous avalez le mot, vous avalez la grammaire avec. Quand vous avalez le mot PIB, vous avalez le mot croissance, et puis vous avalez un mot que vous ne prononcerez jamais, c’est le mot d’irresponsabilité » (19’27").
« Je m’interdis le mot croissance, je dis ‘la relance de l’activité’, je ne parle jamais de croissance dans mes discours. Ce n’est pas que la croissance soit un problème, mais je sais très bien ce qu’on met dedans. Et d’ailleurs, la relance de l’activité implique de la décroissance dans certains domaines » (19’48").
Certaines productions devront croître, comme celles des services à la personne, s’occuper des petits, des personnes dans la dépendance, mais d’autres productions devront décroître.
Pour le candidat du Front de gauche, il y a là « une rupture idéologique de fond avec la social-démocratie : nous ne disons pas que nous allons répartir les fruits de la croissance ! La social-démocratie est organiquement liée au productivisme, quand elle dit ça [répartir les fruits de la croissance], puisqu’elle déclare qu’il n’y a de progrès social que dans le cadre du productivisme. Nous, on pense exactement l’inverse, on pense qu’il n’y a de progrès économique que s’il y a du progrès humain et du progrès social » (20’43").
M. Mélenchon reconnaît que le parti communiste n’est pas arrivé au même point que lui : « les communistes ne proposent pas de partager les fruits de la croissance, ils proposent de partager tout », mais « la discussion n’a pas été très avant… Il y a beaucoup de débat au sein du parti communiste ». « Je veux convaincre mes camarades communistes que l’écologie est la réponse aux questions qu’ils se posent, et non pas quelque chose qui nie leurs préoccupations – c’est leur principale crainte » (22’50").
Le candidat critique ensuite vivement la publicité : elle « est un impôt privé : on vous conditionne, et vous payez votre conditionnement » (27’40"). « Il faut arrêter l’orgie » (27’23").

TROISIÈME PARTIE

L’océan est la nouvelle frontière
A propos de la sortie du nucléaire, Jean-Luc Mélenchon « demande qu’on ne soit pas hypocrite : ou bien c’est dangereux, et alors c’est à la première centrale que c’est dangereux, ou bien ça ne l’est pas, et alors on prend d’autres dispositions. Mais le mi-chèvre, mi-chou n’a pas de sens dans un domaine comme celui-ci » (27’40"). Sa position ? « Ma conviction personnelle, qui n’est pas celle du Front : Je suis pour qu’on en sorte » (29’38").
Il précise : quoi qu’il arrive, on aura besoin de la recherche nucléaire, notamment pour les déchets, et donc, « on va continuer la recherche fondamentale » (28’18").
Par ailleurs, Mélenchon veut developper deux nouvelles énergies – dans lesquelles les travailleurs du nucléaire pourraient se reconvertir : la géothermie profonde, « qui commande en amont plein d’autres activités, dans la sidérurgie, dans la chimie, et dans l’organisation du territoire » (30’25"), et l’énergie de la mer : « Quand on a le deuxième territoire maritime au monde, on a peut-être quelque chose à dire sur le sujet » (31’10").
Le candidat est réservé à propos de l’énergie solaire, en raison de « l’empreinte écologique des panneaux » (31’40").
Et surtout, il considère que « la sortie des énergies carbonées » représente « un défi extraordinaire » (32’58"), qui devra notamment mobiliser des technologies pointues, y compris dans les nanotechnologies.
Il est moins disert sur les économies d’énergie – mais il est vrai que la durée de la discussion était limitée par un agenda très serré -, évoquant seulement « les process de production » (35’20") et « des milliers d’emplois pour la rénovation thermique ». Quant à la hausse inévitable du prix de l’énergie, il préfère botter en touche : « Nous ne sommes pas crédibles si nous venons avec une dimension punitive » (36’00").
Sur l’étalement urbain, Jean-Luc Mélenchon reconnaît que sa réflexion est limitée : « On n’est pas au point sur l’étalement urbain. La question n’est pas traitée en tant que telle dans notre organisation alors que la situation ne peut plus durer, on a atteint des dégâts sans limite » (41’53"). Il faut cependant « combattre l’archétype enfoncé dans la tête depuis quarante ans » (43’58"), dans lequel tout le monde doit être « propriétaire de sa petite maison ».
Jean-Luc Mélenchon conclut dans l’enthousiasme : il faut « retrouver l’audace des pionniers. Ce monde est beau, il est neuf » (45’00). Et il a une nouvelle frontière, l’océan.
.........

Propos recueillis par Hervé Kempf
et - pour le "bonus" - par Eduardo Febbro ;
Prise d’image et réalisation : Eduardo Febbro ;
Réalisation internetienne : Thierry Eraud.




Source : Reporterre
http://www.reporterre.net/spip.php?article2779